l'histoire de l'éléphant qui croyait ...
La théorie des besoins et de la motivation que présente Anthony Robbins, met en avant 4 besoins de personnalité et 2 besoins dits « spirituels » :
Le premier besoin, ou motivation, de l’homme est la recherche de certitude. Il constitue un premier paradoxe car simultanément à ce besoin, l’homme a besoin d’incertitudes pour éviter l’ennui et assouvir le besoin de variété, voire d’évolution.
Ensuite vient le besoin de connexions qui se confronte au besoin d’importance et de reconnaissance, « j’ai besoin d’être avec l’autre, la relation me permet de me sentir reconnu. Si je ne suis pas reconnu, je peux chercher à retourner dans mon monde, seul et tranquille, mais la solitude et le manque de contacts pèsent… ».
Viennent les besoins d’Amour et d’Evolution : être aimé, apprécié et contribuer au monde. Remplir ces besoins permet de vivre un bien-être durable et pérenne.
Toute activité, action ou émotion comprenant 3 de ces 6 besoins, a une forte propension à devenir une dépendance.
La recherche de certitudes s’opère sur la base d’un système de croyances qui se sont ancrées chez l’individu dans l’enfance ou lors d’expériences marquantes. Ces croyances ont été acquises spontanément (90 % des croyances sont inconscientes !) Elles sont, avec les valeurs, le socle non seulement de notre culture individuelle et personnelle mais aussi de notre culture au sens large (par exemple dans notre culture « française », faire appel à un coach est interprété comme une incapacité à se débrouiller seul alors que dans les cultures anglo-saxonnes, il est une preuve d’intelligence et de professionnalisme que de s’entourer d’experts pour optimiser les chances de réussite).
Ainsi, l’individu en recherche de certitudes va opérer des choix qui le mèneront plutôt sur le terrain du « connu » (changement de type '1' plutôt adaptatif face à celui de type '2': radical). Cela pose des problèmes quand ceux-ci débouchent sur une reproduction d’attitudes et/ou de comportements stériles voire contre-productifs.
Pire, ce même besoin de certitude peut nous pousser à favoriser une attitude d’inertie face à la volonté/besoin de changement. Nous soutenons parfois une situation souffrante (insatisfaction/démotivation) plutôt que choisir l’inconnu du changement dont nous devrions prendre le risque (quitter cette situation et se confronter à l’échec éventuel de ce choix).
Et le coaching ?
Le coaching est un outil qui met en évidence ces stratégies aux effets « pervers » voire ces phénomènes d’ « auto-sabotage » visant à conserver l’homéostasie du système (recherche du maintien de l’équilibre à tout prix, un changement engendrant un déséquilibre et menaçant le système lui-même).
Une des fonctions du coach est de repérer, dans le discours de son client, ces croyances (que nous appellerons pour l’occasion ‘limitantes’), de l’aider à en prendre conscience pour initier le changement. Témoin de l’engagement de son client, il pourra l’accompagner dans ce changement désiré tout au long de ce processus *.
Des croyances limitantes, vous en connaissez pour y avoir été confronté plus d’une fois, les ‘On a déjà essayé, ça ne marche pas !’, ‘Ca ne marchera pas !’, ‘Je ne suis pas assez…’ (bon, grand, intelligent, rapide, complétez par vous-même), ‘Je n’ai pas assez de …’ (courage, force, réseau, d’argent, de pouvoir, … complétez par vous-même…), les ‘oui mais il/elle …, ‘je sais que ce sera difficile de …’, ‘je ne sais pas pourquoi mais je le fais toujours comme ça’
Comme savoir si c’est vrai ? Est-ce que c’est vraiment vrai ?
Ces croyances sont facilement observables de l’extérieur via un œil détaché émotionnellement. Par contre, c'est une tâche ardue quand on sait maintenant qu’elles sont inconscientes (ne peut percevoir seulement ce que la conscience connaît ?)
Ces croyances peuvent grandement nous desservir, si nous sommes convaincus de ne pouvoir y parvenir, de ne pas mériter, de ne pas être assez, trop … nous perdons notre pouvoir et nous nous limitons, nous nous fermons aux opportunités en rapport avec le désir d’y arriver, de mériter, d’être assez. Pensez à la métaphore « d’un point de vue aérodynamique, il est impossible pour un bourdon de voler, son corps est trop gros et ses ailes trop légères, mais il ne le sait pas et il vole… » Certains appellent cela l’ignorance intelligente !
En attendant, je vous invite donc à faire ce petit exercice :
Comment vous sentez-vous face à l’incertitude ?
Ne pas savoir ce qui se passe, ne pas avoir de nouvelles, attendre une réponse, se demander si on sera à la hauteur, … quelles sont les expériences vécues en rapport à l’incertitude ?
Comment vous sentez-vous face à la certitude ? À la répétition ?
Que faites-vous une fois le doute levé ? Que se passe-t-il à terme ?
Validez pour vous-même, êtes-vous plutôt de ceux qui ont besoin de certitudes ou d’incertitudes ? Cela vous aidera à comprendre grandement vos choix voire vos non-choix…
* Les 4 étapes de ce processus :
- La prise de conscience grâce au regard extérieur
- La compréhension de la stratégie ou du schéma
- L’engagement vers le changement
- L’accompagnement et la motivation pour le changement par l'action répétée ...
Passer de l'incompétence inconsciente à la compétence inconsciente ... Conscientiser l'inconscient !
Acson Coach Consult
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